Comment la France va perdre la Nouvelle Calédonie

Les espagnols racontent qu’une fois un vieillard quitta son village avec son petit fils pour aller vendre son âne à la foire à Séville. Comme il voulait en tirer un bon prix, il préféra marcher avec son petit fils en tirant l’âne par le licol. Et c’est ainsi qu’il croisa un premier voyageur qui lui cria « n’as-tu pas honte de faire marcher cet enfant ? ». Tout honteux, le vieillard demanda à l’enfant de monter sur l’âne, et ils s’en allèrent ainsi tous les trois par le chemin. Jusqu’à croiser deux voyageurs qui les raillèrent : « quelle honte, le jeune gars est sur l’âne et le vieillard va à pied ». Le vieil homme, honteux, fit descendre son petit fils et monta donc sur l’âne. Et ils s’en allèrent ainsi sur leur route. Jusqu’à croiser deux lavandières qui commentèrent « quels idiots, un âne aussi solide pourrait parfaitement porter l’homme et l’enfant ». Le vieillard, entendant cela, fit monter son petit fils avec lui sur le dos de l’âne. Et ils s’en allèrent ainsi sur leur route. Et ils croisèrent deux voyageurs qui commentèrent : « quel paysan idiot, ils vont à Séville vendre leur âne, et ils le fatiguent en montant sur son dos ». Le vieillard, excédé, fait donc descendre son petit fils, et mettant pied à terre lui-même porte l’âne sur son dos. Et c’est ainsi qu’ils arrivent, l’enfant, le vieillard et l’âne, aux portes de Seville. Le garde qui les voit passer leur crie « ce n’est pas courant de voir un homme porter un tel animal ; je me demande lequel des deux est le véritable âne ». Et le vieillard lui répond « c’est certainement moi, parce que depuis que j’ai quitté mon village je n’ai fait que suivre l’opinion des autres, au lieu d’agir par mon propre jugement ».

Ce papier n’est pas un papier sur la Nouvelle Calédonie. Je ne connais pas ce territoire, je n’y ai jamais mis les pieds, et tout ce que je sais de lui est ce qu’un honnête homme peut lire dans les journaux où dans les livres d’histoire de France, autant dire fort peu. Non, ce papier est un papier sur la France, ce vieux pays qui se résigne lentement à voir son influence dans les affaires du monde se rétrécir petit à petit, non par choix, mais par l’incapacité à formuler un projet.

Au cours d’une longue histoire, la France a toujours oscillé entre deux pôles, entre une « grande France », capable de définir un projet universel et le porter au monde, et une « petite France » qui se contente de vivre heureuse dans son coin et de laisser les grandes affaires à d’autres. C’est d’ailleurs une constante de nos régimes politiques : ils démarrent souvent en fanfare, avec des projets plein la besace, puis se bloquent progressivement au point de ne plus anticiper les évènements, de ne plus faire que du réactif… et sont balayés par la première crise grave qui se présente pour recommencer le cycle. Le deuxième empire, commencé dans le plus grand dynamisme, tombera dans l’indifférence en 1870. La troisième République conduira en force l’assimilation intérieure et la politique coloniale, gagnera la première guerre mondiale, pour tomber ensuite en léthargie dans une impuissance qui aboutira à la défaite de 1940. Les formidables projets de la Libération seront suivis par l’instabilité et la petitesse d’une quatrième République qui sombrera faute d’avoir pu gérer l’Algérie. Et l’impulsion de la Vème République naissante retombera progressivement à la fin des années 1980.

Aujourd’hui, nous sommes peu ou prou dans une situation de blocage qui rappelle la France de 1938 ou encore plus celle de 1958, et si le régime survit c’est essentiellement parce qu’aucune crise grave, comparable à l’invasion allemande ou la guerre d’Algérie, ne survient. Mais en attendant, nous avons depuis presque trente ans des gouvernements qui n’agissent pas, qui se contentent de réagir. C’est vrai de la politique intérieure : à chaque fois, les gouvernements sont surpris. Surpris par l’inflation, surpris par les émeutes urbaines, surpris par la désindustrialisation, surpris par le déficit des comptes publics. Nous n’avons plus que des gouvernements pompiers, qui courent d’un incendie à l’autre sans rien planifier. Qu’on a fait du commissariat au plan une sinécure confiée à un incapable comme François Bayrou donne une petite idée de la manière dont on conçoit la question.

Et sur les territoires extra-métropolitains, la chose est encore plus évidente. Ce sont les revendications des différents groupes – indépendantistes en Corse, canaques et caldoches en Nouvelle Calédonie – qui font la politique française. L’état négocie avec les uns, discute avec les autres, essaye de trouver une voie médiane entre leurs revendications qui permette de pacifier au mieux tout ce monde – quitte à tout lâcher. Mais jamais, au grand jamais, les gouvernements ne débattent ni n’expriment clairement quels sont les « buts de guerre » de la France, quel est le projet de notre pays concernant l’avenir de ces territoires. On sait ce que veulent les indépendantistes ou les autonomistes corses, on sait ce que veulent canaques et caldoches, on sait ce que veulent les autonomistes guyanais ou guadeloupéens. Mais qu’est ce que nous voulons, nous ? Tenons-nous à maintenir une présence française dans ces territoires ? Ou jugeons-nous que ceux-ci nous coûtent trop cher et ne nous rapportent rien, et qu’il serait donc sage de s’en débarrasser ? Pensons-nous les habitants de ces territoires comme des concitoyens, ayant donc le droit à notre solidarité inconditionnelle mais nous devant en retour la pareille, ou bien comme des « nations » autonomes dont les membres n’ont envers nous aucune obligation et vice-versa ?

Ces questions, il faut se les poser à froid, à tête reposée. Consulter, faire travailler les experts, et finalement définir une politique et s’y tenir. C’est-à-dire, le contraire de ce qu’on fait, qui consiste pour nos gouvernants à oublier ces questions quand tout est calme, et de courir sur place lorsque les barricades flambent pour dire la première chose qui leur passe par la tête pour essayer de calmer les choses.

La France perd son influence partout non pas du fait de sa faiblesse, mais de son incapacité à définir des objectifs et des priorités, et à mettre en œuvre une politique pour les atteindre. Parce que définir des priorités, c’est renoncer à des possibles. On ne peut à la fois conserver notre influence en Afrique en nouant des bonnes relations avec les pouvoirs en place, et donner à tout bout de champ des leçons de morale aux gouvernements locaux. On peut contempler les brillants résultats de cette politique : lassés de nous entendre leur faire la morale, ces gouvernements sont allés chercher soutien et appui chez les Américains, les Chinois ou les Russes, qui sont nettement moins regardants sur ces questions.

En Nouvelle Calédonie comme en Corse, nos gouvernements acceptent de négocier sous la menace des groupuscules les plus violents. Pourquoi ? Parce qu’au fond nos élites n’en ont rien à faire. Leur « projet » de France ne s’intéresse qu’aux métropoles urbaines peuplées par les classes intermédiaires. A la rigueur, si quelqu’un voulait les débarrasser non seulement les territoires ultramarins, mais aussi ceux de la « France périphérique », elles ne seraient pas contre. Les accords de Nouméa sont l’illustration la plus flagrante de cette position. Ces accords ont été conçus par le gouvernement socialiste de l’époque pour préparer l’indépendance de la Nouvelle Calédonie. Pourquoi sinon prévoir trois référendums successifs ? Depuis quand on consulte le peuple trois fois pour connaître sa volonté ? Qui plus est avec cette règle bizarre qui voulait qu’il suffît aux indépendantistes de gagner l’un des trois votes pour avoir satisfaction, alors que les loyalistes devaient gagner tous les trois pour voir leur position l’emporter ? Ce dispositif a été conçu pour s’assurer d’un résultat favorable à l’indépendance, qui aurait permis de se désengager sans en prendre la responsabilité. Hélas, trois fois hélas, malgré un gel du corps électoral qui leur était très favorable, malgré la bienveillance à peine déguisée de l’Etat, les indépendantistes n’ont pas su l’emporter. Leur maximalisme a effrayé suffisamment d’électeurs pour aboutir à trois « non » successifs à l’indépendance.

La logique voudrait qu’après les trois référendums, on déclare que le peuple calédonien s’est exprimé, qu’il a rejeté l’indépendance, et que celle-ci n’est donc plus dans les cartes. Mais les indépendantistes comme les loyalistes ont très bien compris que les politiques à Paris sont prêts à tous les compromis pour se débarrasser du territoire – à condition que cela ne se voit pas. Et en particulier, de faire re-voter ce qui a déjà, par trois fois, été voté. Une logique déjà mise en œuvre au niveau européen, où les votes négatifs n’ont jamais empêché la « construction européenne » de continuer sa marche comme si de rien n’était. Il était donc essentiel pour les deux camps de garder le contrôle du corps électoral, en le restreignant pour les uns, en l’élargissant pour les autres. D’où la violence de la confrontation quand la réforme constitutionnelle prévoyant le dégel du corps électoral a été mise à l’ordre du jour des assemblées. Et la violence a payé : le président de la République lui-même a déclaré qu’il « ne passerait pas en force », donnant de fait aux indépendantistes un droit de véto sur la question.

Dans ces conditions, l’indépendance est-elle dans les cartes ? Pas forcément. Le plus probable, c’est qu’on aboutisse à l’un de ces statuts d’autonomie que les élites politiques locales adorent, parce qu’ils se résument au fait que la métropole donne de l’argent, et que les élus locaux décident comment le dépenser. C’est-à-dire, le pouvoir sans la responsabilité. Des statuts d’autonomie qui nous éloignent petit à petit de la conception française d’un corps de citoyens ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs partout. Déjà, en Nouvelle Calédonie, certains français n’ont pas les mêmes droits de vote que d’autres. Demain, en Corse, votre droit à acheter un bien immobilier dépendra de votre « statut de résident ». Et si cela peut se faire outre-mer, pourquoi pas dans les régions métropolitaines ?

Le temps n’est plus à des demi-mesures. L’intérêt stratégique des territoires d’outre-mer, qui permettent à la France d’être présent dans l’ensemble des régions du monde est indéniable. Mais cela n’a de sens que si nous avons une stratégie de puissance propre. Si c’est pour nous coucher devant les Américains – et de ce point de vus l’affaire AUKUS est révélatrice – c’est dépenser beaucoup d’argent pour rien. Car la réalité est que les territoires d’outre-mer bénéficient à fond de la solidarité nationale, et que cette solidarité coûte fort cher. S’il s’agit de faire bénéficier de cette solidarité des concitoyens qui assument les devoirs que cette condition entraîne, je suis ravi de payer pour eux. Mais si c’est pour me voir accusé à tout bout de champ de « colonialiste », alors c’est niet. Le mieux est de se séparer, et bon vent à eux – mais peut-être auraient-ils intérêt à étudier le cas des Comores ?

On parle aujourd’hui de « décolonisation ». Mais il faut bien comprendre que l’époque des colonies est depuis bien longtemps révolue. Les habitants des territoires et départements d’outre-mer sont des citoyens, avec la plénitude des droits attachés à cette condition. La Nouvelle Calédonie n’est pas plus une « colonie » que la Provence ou l’Alsace. Et la France n’a pas plus à s’excuser d’avoir dans le passé « colonisé » le territoire que les Italiens n’ont à se reprocher la conquête romaine de la Gaule. Dans les deux cas, les conquérants ont modifié profondément le pays, opprimé les habitants… mais en même temps, apporté des inventions et des innovations qui ont amélioré massivement leur vie. Si la langue canaque est aujourd’hui une langue écrite, c’est au colonisateur qu’on le doit.

« Apart from the sanitation, the medicine, education, wine, public order, irrigation, roads, the fresh water system, and public health … what have the Romans ever done for us ? » (1)

Descartes

(1) « Si on laisse de côté l’assainissement, la médecine, l’éducation, le vin, l’ordre public, l’irrigation, les routes, la distribution d’eau, le système public de santé… qu’est ce que les Romains ont fait pour nous ? ». La citation appartient au film des Monthy Python, « La vie de Brian », et ridiculise l’anticolonialisme gauchiste. Je conseille à tous ce film en général et la scène en particulier, qu’on peut voir facilement sur le réseau…

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4 réponses à Comment la France va perdre la Nouvelle Calédonie

  1. maleyss dit :

    Pour ce qui concerne votre conte espagnol, ne me faites pas croire, cher Descartes, que vous ne connaissez pas La Fontaine ! Voyons !”Le meunier, son fils et l’âne”, ça ne vous dit rien ?
    Pour le reste, votre position, si je comprends bien, se résume à : “S’ils veulent leur indépendance, qu’ils la prennent !”, comme avait dit, en son temps, un certain Raymond Barre. J’en suis tout à fait d’accord. Mais je voudrais ajouter que je prendrais très mal de voir, dans les suites d’une éventuelle indépendance, des hordes de ces désormais ci-devant Français se précipiter en métropole afin de bénéficier des largesses de notre politique sociale.

    • Descartes dit :

      @ maleyss

      [Pour ce qui concerne votre conte espagnol, ne me faites pas croire, cher Descartes, que vous ne connaissez pas La Fontaine ! Voyons !”Le meunier, son fils et l’âne”, ça ne vous dit rien ?]

      Bien entendu ! Mais je prefère le conte espagnol, où le vieillard va jusqu’à porter l’âne sur son dos…

      [Pour le reste, votre position, si je comprends bien, se résume à : “S’ils veulent leur indépendance, qu’ils la prennent !”, comme avait dit, en son temps, un certain Raymond Barre.]

      Non, pas tout à fait. Ma position, c’est que nous devons débattre entre nous, Français, ce que NOUS voulons. Autrement dit, il faut choisir notre politique en fonction des objectifs fixés collectivement, et non du désir des politiques d’avoir la paix. A l’issue de ce débat, on peut conclure comme Raymond Barre – mais vous constaterez que les Néocalédoniens ne « veulent » pas leur indépendance puisqu’ils ont rejeté cette éventualité par référendum, et par trois fois – ou au contraire que cela vaut la peine d’envoyer les gendarmes.

  2. marc.malesherbes dit :

     
    Il me semble que la situation en Nouvelle Calédonie est claire : la grande majorité des canaques veulent l’indépendance, et la grande majorité des colons, anciens et nouveaux, veulent garder leurs avantages acquis et rester français.
     
    A partir de là, c’est un rapport de force : la France réussira-t-elle à garder sa colonie ? Cela dépend essentiellement de l’attitude des canaques. Si ils continuent à se rebeller dans la violence, la France devra céder. Si ils se couchent, les colons gagneront.
     
    Tout les discours sur les référendums n’effacent pas cette réalité de base (1)
     
    nb : comme toujours quand on veut noyer le poisson, on dit « c’est plus compliqué que cela ».

    (1) un référendum a un sens dans une « communauté de citoyens », or justement les canaques ne veulent pas être « citoyens ».

    • Descartes dit :

      @ marc malesherbes

      [Il me semble que la situation en Nouvelle Calédonie est claire : la grande majorité des canaques veulent l’indépendance, et la grande majorité des colons, anciens et nouveaux, veulent garder leurs avantages acquis et rester français.]

      Pourquoi parlez-vous de « colons » ? J’aimerais bien que vous définissiez ce mot.

      Le fait de vivre dans un territoire où vous n’êtes pas né fait de vous un « colon » ? Dans ce cas, il faut parler de « colons » à propos des bretons ou des auvergnats qui sont « montés à Paris » au début du XXème siècle ; des Alsaciens qui après la défaite de 1870 se sont installés dans le Dauphiné, des travailleurs immigrés qui ont peuplé les cités de banlieue. Bref, nous sommes tous ou presque « colons, anciens ou nouveaux ».

      La question que vous posez se pose pour n’importe quel territoire. Pensez-vous qu’il faille considérer différemment les Auvergnats ou les Bretons « de souche » des autres Français qui se sont au cours des siècles installés en Auvergne ou en Bretagne ? Et si vous ne faites pas cette différence, pourquoi la faire pour ce qui concerne la Nouvelle Calédonie ? Vous voyez bien où conduit votre raisonnement : à distinguer juridiquement les populations en fonction de leurs origines. Est-ce cela que nous voulons ?

      Personnellement, je pense que la « colonisation » implique nécessaire une différence juridique entre les différentes populations, une forme de « statut personnel » avec des droits et des devoirs différentiés – et souvent déséquilibrés en défaveur des natifs. Mais cela n’existe plus : canaques et caldoches ont accès aux mêmes droits, et sont soumis aux mêmes devoirs – en pratique, on pourrait dire que ce sont les canaques qui sont privilégiés, puisqu’ils ont le choix entre le droit républicain et le droit coutumier, alors que les caldoches n’ont aucun choix, mais passons.

      [A partir de là, c’est un rapport de force : la France réussira-t-elle à garder sa colonie ?]

      Encore une fois, j’aimerais connaître votre définition du terme « colonie ». En quoi la Nouvelle Calédonie est une « colonie » alors que l’Alsace, la Bretagne ou le comté de Nice ne le sont pas
      Des « colonies ».

      [Cela dépend essentiellement de l’attitude des canaques. S’ils continuent à se rebeller dans la violence, la France devra céder.]

      Pourquoi ? Vous savez, les caldoches – mais aussi d’autres populations venues d’Asie du sud-est, par exemple – sont eux aussi capables de « se rebeller dans la violence ». Et ils sont aussi nombreux que les canaques. Pourquoi n’auraient-ils pas, eux aussi, recours à la violence pour défendre leurs intérêts ? Et pourquoi la France devrait céder à la violence des uns plutôt qu’à celle des autres ?

      [Tous les discours sur les référendums n’effacent pas cette réalité de base]

      Beh si, justement. Comme je vous l’ai montré plus haut, la violence n’a aucune raison de tourner à l’avantage de l’une ou de l’autre communauté. La recherche d’un mécanisme qui permettrait de trancher pacifiquement le conflit et dont la légitimité serait reconnue par les deux parties n’est donc pas inutile. Lors des accords de Nouméa, les deux communautés se sont entendues pour reconnaître la légitimité de la décision prise par le mécanisme baroque des trois référendums. Maintenant qu’ils ont eu lieu, le point de vue caldoche a acquis une légitimité qu’il n’avait pas avant, et si les radicaux parmi les canaques rejettent ce résultat, les modérés l’ont accepté. C’est pour cette raison qu’i ne faut surtout pas céder à la violence : cela mettrait en difficulté les groupes canaques qui ont accepté le verdict des urnes…

      [nb : comme toujours quand on veut noyer le poisson, on dit « c’est plus compliqué que cela ».]

      Mais la réciproque n’est pas vraie : des fois, on peut dire « c’est plus compliqué que cela » non pas pour noyer le poisson, mais parce que, effectivement, c’est plus compliqué que cela.

      [(1) un référendum a un sens dans une « communauté de citoyens », or justement les canaques ne veulent pas être « citoyens ».]

      Ah bon ? Pourtant, j’avais cru comprendre qu’ils exigent toutes sortes de subventions financées par l’impôt payé par leurs concitoyens de la métropole. Autrement dit, ils sont citoyens à l’heure de passer au guichet, mais pas à l’heure de respecter le résultat du vote. Les canaques – ou du moins la minorité radicale parmi eux, parce qu’il ne faut pas prendre la partie pour le tout – veut tous les avantages de la citoyenneté, sans aucune des servitudes…

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